Redouane Bougheraba « Après le Vélodrome, je repars à zéro avec Mon Premier Spectacle »

Redouane Bougheraba
« Après le Vélodrome, je repars à zéro avec Mon Premier Spectacle »


De passage à Niort le 17 janvier 2026 à L’Acclameur avec son nouveau spectacle « Mon Premier Spectacle » Billet Réduc, Redouane Bougheraba vit une année 2025 exceptionnelle. Entre son premier film en tant que réalisateur « Délocalisés » sorti en mars 2025 et sa nouvelle tournée dans toute la France, l’humoriste marseillais nous parle de cette évolution artistique qui le voit passer de la scène au cinéma, sans jamais perdre son ADN.

En 2025, tu passes pour la première fois derrière la caméra avec « Délocalisés ». C’était important de franchir ce cap après le Vélodrome ?

Redouane Bougheraba : Le Vélodrome en juin 2024, c’était un rêve de gosse, devenir le premier humoriste à remplir un stade français avec son one-man-show. Mais je ne suis pas du genre à rester sur mes acquis. Coréaliser « Délocalisés » avec mon frère Ali, c’était une nouvelle aventure. On a tourné 44 jours à Calcutta, avec des acteurs et des techniciens locaux. Rien n’est en studio, tout est réellement filmé dans les rues avec l’énergie propre à ce pays. C’était important pour moi de ne pas tomber dans la caricature, de respecter la culture indienne tout en gardant mon humour.

Tu joues aussi le rôle principal dans ce film. C’est différent d’être sur scène ?

Redouane Bougheraba : Totalement ! Sur scène, tu contrôles tout, tu sens le public, tu ajustes en direct. Au cinéma, c’est plus cadré, plus technique. Mais j’ai gardé ma spontanéité, mes improvisations. Ali était plus exigeant avec moi qu’avec les autres acteurs, il pouvait aller plus loin dans ses indications de jeu sans prendre de pincettes. C’est ça aussi la force de travailler en famille, cette liberté de se dire les choses cash.

« Il y a forcément de la péremption dans l’humour, surtout lorsqu’on rebondit avec l’actualité, que l’on fait face à des invités sur un plateau »

Tu vis toujours à Londres avec ta famille. Comment tu gères cette vie entre la France et l’Angleterre ?

Redouane Bougheraba : Ça fait treize ans qu’on vit à Londres avec ma femme Jennifer et nos deux filles. Ma femme se sentait de moins en moins en sécurité à Marseille et aspirait à un environnement plus serein pour nos enfants. Là-bas, on vit au calme, dans l’anonymat. C’est précieux. Quand je rentre à la maison, je suis là que pour m’occuper d’eux. Les emmener à l’école, je peux cuisiner, je cuisine, je fais les courses. Par contre, ne comptez pas sur moi pour le repassage ! (rires)

Dans ton entourage, il y a notamment Roman Frayssinet, Djimbo et Ahmed Sparrow. C’est important d’avancer en bande ?

Redouane Bougheraba : C’est clair que j’ai la chance de faire partie d’une famille artistique assez forte. D’autant que Roman m’a ouvert les portes à une époque où j’étais capable de jouer dans le métro. Et puis il y a mes frères : Ali, Hakim, Ichem. On travaille ensemble sur les films. En 2023, on a fait « Les SEGPA au ski », en 2024 « Sous écrous », et maintenant « Délocalisés ». C’est une chance, mais il ne faut pas croire que cela suffit à exister dans ce milieu. Il n’y a que le talent et le travail qui comptent.

Avec « Mon Premier Spectacle », tu repartes sur les routes en 2025-2026. Comment tu vois cette nouvelle tournée après le succès phénoménal de « On m’appelle Marseille » ?

Redouane Bougheraba : C’est un spectacle inédit, émotionnellement riche et hilarant, où je raconte mon parcours, cette aventure incroyable, mes rencontres improbables, toujours avec le même ton déconcertant et rempli d’impro. Je repars de zéro en quelque sorte. « On m’appelle Marseille », ça a été énorme : plus de 350 000 spectateurs en 2023 , le Vélodrome en 2024. Mais je ne peux pas vivre éternellement sur cette victoire. L’idée, ce n’est pas de rester bloqué dans un spectacle. Quand tes vannes sont plus vieilles que tes enfants, c’est qu’il faut changer.

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@redouanebougheraba