Musique Chico 

Musique
Chico 

Icône de la musique gitane, Chico Bouchikhi, plus connu par son seul prénom Chico, a conquis le monde avec Chico & The Gypsies. Guitare à la main et passion au cœur, il vous fait danser depuis des décennies, se produit dans le monde entier et participe aux soirées les plus prestigieuses. Véritable leader charismatique, il mène son groupe avec la même passion depuis toujours.

Vous avez récemment joué en version symphonique à Paris, c’est une nouvelle approche ?
Oui, on va faire le Palais des Congrès en symphonique. C’est une belle expérience, ce mélange entre notre musique et cet univers orchestral.

Vous venez d’un univers multiculturel, comment êtes-vous entré dans la culture gitane ?
Je suis né à Arles, de père marocain et de mère algérienne. J’ai grandi entouré des Gitans et j’ai rencontré Nicolas Reyes très jeune. Il m’a invité chez lui, j’ai découvert une famille où la musique était omniprésente. Ce monde m’a fasciné et je n’en suis jamais sorti.

Vous avez créé un style musical unique, le « Gypsy Rock ». Comment est-il né ?
Avant, il y avait la rumba et le flamenco, mais pas ce que nous avons inventé. Nous avons ajouté l’énergie du rock au flamenco, un peu comme les bluesmen qui ont électrifié leur musique pour donner naissance au rock’n’roll.

Pensez-vous avoir influencé d’autres artistes ?
Sans aucun doute. Notre musique a inspiré des musiciens du monde entier, du Japon aux États-Unis. C’est une immense récompense de voir notre style perdurer.

Votre groupe est aussi une histoire de famille. Comment travaillez-vous avec vos enfants ?
C’est un échange permanent. J’ai toujours un projet d’avance, c’est ce qui me motive. Tous mes enfants chantent ou jouent d’un instrument. C’est une transmission naturelle, une véritable dynastie musicale.

Un nouvel album de Noël : comment est née cette idée ?
J’ai toujours aimé les églises et leur spiritualité. Après une série de concerts en Alsace, j’ai eu l’idée d’un album mêlant chants sacrés et chansons de Noël, réarrangés à notre manière. L’acoustique des églises sublime cette musique.

Votre carrière est marquée par le partage et la mixité. Comment voyez-vous la société d’aujourd’hui ?
Nous vivons une époque où beaucoup cherchent à diviser. Nous, on fédère avec l’amour et la musique. Je suis optimiste, je crois que diffuser des ondes positives peut changer les mentalités.

Vous avez écrit un livre retraçant votre parcours. Pourquoi maintenant ?
Je voulais raconter mon histoire, transmettre mon expérience, surtout à mes enfants. Ils ont découvert des choses sur moi qu’ils ne connaissaient pas. Mon message est simple : la vie est belle malgré les épreuves.

Kendji Girac s’inscrit dans cette tradition musicale. Quel regard portez-vous sur son succès ?
C’est un enfant des Gypsy Kings. Il a trouvé son chemin, et c’est une fierté de voir un jeune talent perpétuer notre culture musicale tout en évoluant à sa manière.

Y a-t-il un pays où vous aimeriez encore jouer ?
Honnêtement, on a joué partout ! Notre musique traverse les frontières, elle touche tout le monde, sans distinction d’âge, de classe ou de langue.

Votre carrière a débuté avec des concerts privés pour des stars et des personnalités influentes. Cela a-t-il joué un rôle dans votre succès ?
Avant la célébrité, on jouait déjà dans des lieux prestigieux, emmenés de Saint-Tropez à New York par des gens charmés par notre musique. C’était une aventure unique.

Vous allez bientôt jouer à Coulon. Qu’attendez-vous de cette date ?
Beaucoup d’émotions ! Il y a une grande communauté gitane dans la région qui ne nous a jamais vus en concert. Ce sera une belle fête, un vrai voyage musical.

Votre groupe fonctionne comme une tribu, avec des générations qui se succèdent. Un jour, vous arrêterez de tourner ?
Peut-être, mais la musique continuera. La transmission est assurée, et tant que j’ai de l’énergie, je continue à en profiter !

22/08/2025 – Festival Marché Gourmand – Coulon

@chicoandthegypsies_officiel

Interview : @ch_taker