Louise Attaque, trio de têtes

Sorti de son mode veille, le groupe parisien s’est retrouvé pour composer Planète Terre, cinquième album qu’il embarque en tournée tout en fêtant sur scène son mémorable premier opus de 1997. Explications de son leader Gaëtan Roussel.

Louise Attaque

Qu’est-ce qui vous a réunis ?
Tout est parti en avril 2022 du concert donné pour les 25 ans de notre premier album. Nous sommes habitués des longues pauses. Aller voir ailleurs permet de mieux revenir, mais ce serait impossible de ne repartir en tournée que sur nos vieux disques. Or, de nouvelles chansons se sont imposées. A chaque retour, nous donnons des nouvelles conjuguées au présent.

Qu’est-ce qui a changé avec ces retrouvailles ?
Déjà, la ferveur adolescente de nous retrouver ne change pas. Jouer ensemble, voir ce qu’il se passe… cette chimie ne s’explique pas. Notre musique évolue bien que le socle reste le même. La différence, c’est que nous sommes capables de laisser d’autres musiciens entrer dans notre histoire, sans nous déstabiliser comme il y a vingt ans. Nous avons gagné cette qualité en allant voir comment les autres travaillent et en écoutant d’autres groupes comme Vampire Weekend.

Quelles étaient vos sources d’inspiration ?
Nous vivons tous dans le même monde. Plus jeunes, nous étions moins dans l’acceptation, plus dans le refus des choses. Aujourd’hui, nous sommes plus observateurs de sujets précis qui nous tiennent à cœur : l’amour, la frousse, la confiance en soi, la quête d’identité, la différence….

Comment se présente votre tournée ?
Nous privilégions les grandes salles et les scènes centrales de festivals. Et nous avons conçu nos concerts en deux rounds : un premier plus acoustique autour de notre premier album. Puis un second plus électrique, basé sur notre dernier album, accueillant d’autres musiciens et des surprises. C’est un show plus écrit, à mi-chemin entre concert et spectacle.