Grégoire Eloy
L’immersion photographique au cœur de la « Troisième Nature »
Nous avons poussé les portes de la Villa Pérochon à quelques jours d’un événement majeur. Entre deux accrochages, le photographe Grégoire Eloy nous livre les coulisses de son exposition « Troisième Nature ». Une œuvre qui mêle science et environnement, à découvrir dès maitenant.
Nous avons poussé les portes de la Villa Pérochon à quelques jours d’un événement majeur. Entre deux accrochages, le photographe Grégoire Eloy nous livre les coulisses de son exposition « Troisième Nature ». Une œuvre qui mêle science et environnement, à découvrir dès maitenant.
Grégoire, le vernissage approche à grands pas. Comment se déroulent les préparatifs à la Villa Pérochon ?
Le vernissage a lieu le 17 avril. Les deux semaines précédentes sont marquées par la résidence avec les jeunes photographes. Là, on est en pleins préparatifs, on accroche les choses progressivement. Au total, ce sont une soixantaine de tirages qui seront présentés, à la fois au sol et sur les murs. C’est toujours un moment particulier de voir comment cela va se passer dans ce lieu magnifique.
Pouvez-vous nous expliquer le concept de votre exposition « Troisième Nature » ?
Ce projet regroupe une dizaine d’années de photographies sur les questions de l’environnement et la science de la matière. Ce sont des travaux réalisés pour la plupart en résidence avec des scientifiques. L’idée est d’apprendre leur sujet d’étude, leur façon de travailler, d’adopter un peu leur méthode pour ensuite la réinterpréter sous forme photographique.
Votre travail semble demander un investissement personnel important. Comment vivez-vous ces explorations sur le terrain ?
C’est avant tout une expérience physique. Cela implique du temps passé à marcher, à nager ou à skier pour accéder aux glaciers, aux océans ou à la forêt. Il ne suffit pas d’y aller une fois, il faut y retourner, dormir sur place en bivouac, par exemple. On subit les conditions et cela laisse une empreinte. Pour ce projet, j’ai passé plusieurs nuits en forêt ; c’est une vraie expérience que je recommande. On se réadapte au fait de ne rien voir, d’entendre des bruits inhabituels… cela crée un lien fort avec l’environnement.
Comment cette expérience se traduit-elle pour le visiteur de l’exposition ?
Grégoire Eloy : Bien qu’il s’agisse d’un projet photographique montrant des lieux et des gestes de scientifiques, j’ai voulu une forme d’installation immersive. L’objectif est que le spectateur soit lui-même dans une forme d’immersion, une déambulation au sein de ce paysage recréé par mes séries.
@gregoireloy