FIESTA DE LOS MUERTOS
Quand l’occulte rejoint le spirituel
Une certaine idée de la mort
Une certaine idée de la mort
Dona Mezkal est un collectif qui, à travers la Fiesta-De-Los-Muertos, son dernier spectacle en date, propose au spectateur une véritable expérience musicale et visuelle sur le thème de la mort directement inspiré par le Mexique et ses traditions. Un entretien découverte pour connaitre un peu mieux ce show éblouissant qui nous entraîne au cœur d’un voyage musical, multimédia et graphique hors du temps.
Le samedi 1er Novembre vous avez donné un spectacle « la fiesta de los muertos“ dans l’Espace Tartalin à Aiffres. Comment décrirais-tu le spectacle que vous avez proposé ?
Plus qu’un simple spectacle, nous avons organisé une véritable soirée autour de la tradition mexicaine de la Fiesta de los Muertos. Au programme : projection de cinéma, cantina et bar mexicains, los mariachis de Barcelona, le show de DONA MEZKAL, le concert du groupe Slobodan Experiment et, pour finir, un set de DJ French Tourist. C’est une fête complète, conviviale et festive, ouverte à tous, que nous avons proposée.
Comment est né ce spectacle de Dona Mezkal « La Fiesta De Los Muertos“, qui est à l’origine du projet et comment vous êtes-vous rencontrés ?
Le spectacle de Dona Mezkal s’appelle Neka Ma Gute– qui signifie “après la mort, bien que je sois mort”. Au Mexique, la mort n’est pas vécue comme chez nous : elle fait partie de la vie et se célèbre. J’ai découvert cette tradition en 2013, lors d’une résidence avec la compagnie Carabosse. Bien plus tôt, au début des années 2000, j’avais perdu un ami très proche, et j’avais été marqué par la manière très solennelle et religieuse dont on lui avait dit adieu. Quand j’ai évoqué cette histoire, des artistes mexicains m’ont invité à “refêter” sa mémoire, à célébrer les défunts dans la joie. Cette expérience m’a profondément bouleversé. Avec Núria, que j’ai rencontrée à Barcelone dans une compagnie de danse verticale, nous avons alors eu envie de créer notre propre histoire et de partir au Mexique pour vivre pleinement cette fête des morts.
Est-ce que cela demande un gros travail de logistique et de préparation pour mettre en place un tel spectacle ?
Oui, c’est un gros travail de préparation. Dès la fin d’une édition, on réfléchit déjà à la suivante, toujours en partenariat avec les salles qui nous accueillent. Ces dernières années, nous avons eu la chance d’organiser de très belles Fiestas de los Muertos à La Sirène en 2023, puis au Quai M et à Diff’Art en 2024. Cette année, nous sommes ravis d’avoir co-réaliser l’événement avec la Maison pour tous d’Aiffres et le CAMJI, qui a ainsi ouvert le Festival Rise and Fall. Concrètement, cela représente une quarantaine de bénévoles, une vingtaine d’artistes et une dizaine de techniciens : une véritable organisation collective qu’il faut anticiper longtemps à l’avance.
Qu’essayez-vous de transmettre au public lorsque vous êtes sur scène ?
Sur scène, nous cherchons à transmettre l’idée que la mort n’est pas une fin, mais un moment où l’on est célébré par les siens. Nous jouons avec sincérité et énergie, en prenant du plaisir pour que le public puisse, à son tour, ressentir cette joie et la partager.