Fanzine Globulles Pour quelques bulles de plus

Fanzine Globulles
Pour quelques bulles de plus

Avec “À 2 Bulles”, l’association Niort en Bulles organise déjà le plus grand festival du département consacré au neuvième art. Grâce à une bande de passionnés, le voyage se prolonge tous les 3 mois dans le fanzine “Globulles”. Et invite à son bord deux jeunes dessinateurs.

Tel un phénix qui renaît de ses cendres et de ses 5 numéros parus avant 2010, “Globulles” a repris sa numérotation en juin 2024 avec un numéro 6 plein de surprises. Sous l’impulsion du club de lecture niortais et en particulier d’Emmanuel Gaboriau et Freddy Godard, l’aventure d’un fanzine de bande dessinée à Niort a repris de plus belle. 8 dessinateurs, 2 dessinatrices et une poignée de chroniqueurs/interviewers composent l’équipe du trimestriel, disponible aux librairies L’Hydragon et L’Ombre du vent pour la modique somme de 5€.

Un objectif affiché : laisser s’exprimer les passionnés de BD tout en laissant l’espace à chacun de progresser grâce à l’expérience des “vétérans”. Parmi les nouvelles recrues au dessin, Lucas et Nathan (alias Noé Chaba) ne cachent pas leurs ambitions. Dès le numéro 6, ils nous embarquent dans leurs contes fantastiques et macabres, avec une pointe d’humour sardonique dans la mine de leur crayon. 

Lucas : “Petit, j’étais tombé amoureux du personnage du Capitaine Crochet dans le dessin animé ‘Peter Pan’. Je me suis mis à lire Astérix, Tintin, … Et depuis l’adolescence, je suis amoureux de l’univers de Batman. J’ai une panoplie de comics, j’aime le style graphique de certains auteurs de la saga. Le dernier film avec Robert Pattinson a bien mis en avant le côté ‘détective’, qui manquait jusqu’ici.”

Nathan : “Comme tout gamin populaire, j’ai commencé par Kid Paddle, Titeuf, les mangas… Au CDI, une BD m’a beaucoup marqué : ‘Powa’ de Ben Fiquet. Il y avait aussi ‘Hikaru No Go’, une histoire de fantômes, si je ne me trompe pas, par le dessinateur de ‘Death Note’. 

Lucas : “Au collège, j’écrivais en études mes premières histoires pour me faire marrer. L’idée peut venir très rapidement.”

Nathan : “Mes planches et dessins sont toujours issus d’une impulsion. Quand je reviens dessus après, ce n’est pas pareil. Côté études, j’ai fait une licence de lettres à Poitiers, puis un master en BD à l’EESI d’Angoulême, l’école européenne supérieure de l’image.”

Lucas : “Moi j’ai fait l’école Pivaut à Nantes. Dessin, BD, peinture, cela te permet de voir plein de champs artistiques. J’ai dû arrêter au bout d’un an et demi pour raison financière, mais je vais reprendre une formation à Rennes.”

Nathan : “C’est enrichissant d’être entouré d’artistes ou d’en côtoyer. Tu partages leurs méthodes, leurs réflexions, leurs doutes… Il faut défendre l’accès à la culture en général, via les écoles publiques telle que l’EESI ou les CDI dans les collèges et lycées.”

Lucas : “Au niveau du travail, j’écris et je dessine seul, mais c’est intéressant aussi de séparer les rôles ou d’accepter des commandes. Cela permet de sortir de sa zone de confort et d’avoir un autre regard sur son travail.”

Nathan : “Oui, ça m’arrange de diviser les tâches. Seul, tu deviens ta propre limite. Je travaille actuellement avec une maison d’édition sur une BD de 70 à 100 pages, dans un style inspiré de ‘Pulp Fiction’.”

Lucas : “Je suis fan des jeux vidéo d’horreur type ‘Resident Evil’ ou ‘The Evil Within’. Les décors, l’écriture, le personnage principal qui n’est pas préparé… Ça aide à inventer des histoires dans ce genre d’univers. Mais mon plus grand rêve serait d’avoir mon nom sur la couverture d’un ‘Batman’.”

Nathan : “Moi, c’est ‘Bloodborne’ qui me fascine. Je suis rentré dans l’univers de ce jeu et je n’en suis jamais sorti. Côté BD, je reste fan de Taiyō Matsumoto, Nicolas de Crécy ou Manu Larcenet, surtout quand il adapte ‘Le Rapport de Brodeck’ de Philippe Claudel, un roman qui m’a beaucoup marqué.”

 Interview @cinecharlie

Illustrations @ Noe Chaba (BD  “Traüm”) @lucas_prrx

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