Aldebert, les enfants d’abord

Il fêtera ses 50 ans cet été mais Guillaume Aldebert garde son âme d’enfant. Fort du succès de sa série Enfantillages pour les 5-12 ans, il l’embarque en tournée dans les Zéniths de France, avec un passage par Niort très attendu par les petits et les grands.

Aldebert

Comment ton inspiration a-t-elle évolué en ces dix années d’Enfantillages ?
Je prends énormément de plaisir à faire évoluer cet univers que j’ai récemment décliné en une collection de romans graphiques, Les Histoires extraordinaires, dans lesquels je mêle de la science-fiction, du fantastique… un peu comme dans la chanson où j’invente des personnages tels que des monstres ou des superhéros.

Comment restes-tu connecté au monde de l’enfance ?
J’ai trois enfants de 4, 6 et 9 ans, qui sont souvent à la source de mes chansons. Ils livrent leur vision à travers leur prisme et ils opèrent comme des muses. Je me revois enfant et cela me donne des idées. Ce sera différent quand ils entreront au collège. Avec eux, j’enregistre aussi des podcasts en complément des livres. Ils y incarnent des personnages de l’histoire, avec un habillage sonore créé par mes musiciens, qui complète les illustrations des livres. Mon public est essentiellement constitué de familles qui écoutent mes chansons et mes podcasts en voiture.

C’est ce même public transgénérationnel qu’on croise à tes concerts ?
Oui, j’ai même trois générations dans mon public, avec souvent des grands-parents. C’est pour ça que durant mon concert, une mamie vêtue d’une cape vole à plat ventre en se faisant porter par le public et traverse la salle comme un superhéros. Un autre marqueur fort à la fin, c’est une grand-mère qui se transforme en enfant. C’est tout ça, la symbolique de l’esprit Enfantillages !