A toute vitesse…
Il est responsable réseau et marketing chez le constructeur de camping-car Fleurette mais pendant les week-end il enfile son casque et devient pilote automobile. Nous avons rencontré Stéphane Roger, 48 ans, passionné de FunCup.
Depuis maintenant 18 ans, Stéphane est passionné de sport automobile et pratique la FunCup. « J’ai commencé par 10 ans de karting en loisir, puis quand j’ai eu mes premiers salaires j’ai continué plus régulièrement ».
Le principe de ces courses, en coccinelle des années 70 et au moteur neuf de 170 chevaux, est d’être le plus rapide possible, en respectant une stratégie et surtout en relais ! « On est 4 pilotes par équipe le plus souvent et les courses peuvent durer entre 8h et 25h. On prend le volant chacun notre tour pendant 45 minutes » explique Stéphane.
En FunCup on ne parle pas vraiment d’écurie mais de team. Stéphane lui fait partie de la team SK Racing : « nous avons 6 voitures et nous bénéficions de mécaniciens sur place lors des courses ». Ouvertes aux amateurs comme aux plus expérimentés, ces courses ont un classement général mais il n’y a rien à gagner ! « Si ce n’est d’avoir la meilleure place au classement, sinon on allie le plaisir et la compétition, ».
Mais même s’il n’a rien à la clé, il y a l’immense plaisir de pouvoir courir sur des circuits mythiques comme celui du Mans, du Castellet, de Valence, ceux de Belgique ou encore de Miami. Mais le souvenir le plus marquant pour la père de famille a été la fois où sa team et lui ont pu courir sur le circuit du Mans en 2021. « C’était une course en lever de rideau au 24h du Mans, on a fait une sorte de d’ouverture de la compétition avec nos voitures. Ce jour-là j’ai eu une grande émotion ».
Comme tout sport il y a une préparation physique et mentale en amont, les courses en FunCup demandent de l’endurance et de la concentration. « Il faut encaisser les relais, reprendre son souffle et récupérer parce qu’on est un peu en apnée pendant les virages, il faut s’entrainer au niveau des bras qui peuvent être un peu crispés. Il faut travailler l’attention, les réflexes etc.. »
Participer à ces courses en coccinelles reste aussi quelque chose de dangereux et d’encadré : « pendant les rencontres il y a toute une partie administratives pendant lesquelles on contrôlent nos licences mais aussi nos tenues et nos sous-vêtements….Ça reste un sport dangereux il ne faut pas l’oublier ».
Ce passionné, installé à Bessines, a été sensibilisé au sport automobile durant son enfance par des amis à ses parents qui pratiquait cette activité. Originaire de Mayenne, Stéphane a eu la chance de grandir à 15km du circuit Maurice Forget. Circuit référencé au championnat de France de Rallye cross. « Je pense que tout cela a contribué à déclencher une flamme en moi ». Une flamme qu’il ravive à chaque fois qu’il enfile son casque, prêt à se dépasser avec le rêve d’un jour pouvoir courir sur d’autres circuit partout dans le monde comme « au brésil ou au japon, tous ces endroits exotiques possédant des circuits mythiques ».
@funcup.net
@millennium.79
INTERVIEW : @lilas_courrot
PHOTOS : @realkafkatumara