Percussions et lumières

Entourée du collectif Scale, la percussionniste et compositrice parisienne crée un spectacle envoûtant autour de son album Sergeï, où l’humain et la machine filent le parfait amour.

Inclassable, n’est-ce finalement pas le meilleur compliment qu’on puisse faire à une artiste de la scène actuelle ? Lucie Antunes appartient à cette non-catégorie rare, preuve de son talent et de sa capacité à tourner le dos à la facilité. Plus elle avance, plus elle dynamite les codes, impose son propre univers. Qui l’aime la suive, et J’adore Niort la suit dans sa création scénique qui décoiffe.

Révélée au sein du groupe pop Moodoïd du remuant compositeur Pablo Padovani, Lucie Antunes a reçu auparavant une formation classique et contemporaine de batteuse et percussionniste. En 2013, à la sortie de cinq années au conservatoire, elle participe au bouillonnement de la scène pop tricolore en mettant sa batterie au service de Moodoïd ainsi que de Yuksek, Aquaserge et Susheela Raman. Deux ans plus tard, la voilà qui compose des pièces électro-acoustiques et met en scène ses premiers spectacles, en collaboration avec des chorégraphes, des performeurs et des musiciens.

Sergeï, son premier album paru en 2019, capture le fruit de ses recherches, croisant synthétiseurs et vibraphone, électronique et acoustique, musique répétitive et downtempo. Ce royaume envoûtant trouve un prolongement sur scène avec la création visuelle du collectif Scale. Entourés de robots, sept musiciens et musiciennes se produisent avec des instruments comme des extensions quasi-naturelles. Continuité de la réflexion de Kraftwerk autour de l’homme-machine, Lucie Antunes ajoute une vision personnelle, livrant une expérience sensorielle et enivrante de découverte sonore. Que de raisons pour rencontrer Sergeï en attendant de découvrir son successeur, le deuxième album de Lucie Antunes prévu en 2022

Par @p4sc4lbertin

Album : Sergeï (InFiné)

lucieantunesoff

En concert le 27 janvier au Moulin du Roc