Kemmler Revient avec un cinquième album, “Finalement” 

Kemmler
Revient avec un cinquième album, “Finalement” 

Le chanteur, à l’origine de l’album « Finalement », nous parle de son choix de revenir à l’indépendance, des thèmes personnels abordés dans son cinquième opus, de ses collaborations, de ses influences musicales et de sa mini-série « Si j’avais arrêté le rap ».

Pourquoi ce choix de sortir votre cinquième album en indépendant plutôt qu’en label ? 

Je crois que ça me ressemble le plus. Il y a une espèce de liberté de promotion qui est assez importante pour moi, parce que j’essaie toujours de ramener quelque chose de différent. Le développement en maison de disques est devenu très compliqué aujourd’hui. Ils essaient souvent de suivre une tendance, quelque chose qui marche déjà , mais si quelque chose marche déjà avec un artiste, c’est déjà trop tard en fait. C’est plus facile de promouvoir sa musique avec ses propres idées en indépendant.

 “C’est plus facile de promouvoir sa musique avec ses propres idées en indépendant.”

Votre album, Finalement, de quoi parle-t-il ? 

Je crois que ça raconte la reconstruction de quelqu’un. Sur l’album précédent, j’avais vécu la maladie de mon papa et une séparation assez forte. Et là, j’ai perdu mon papa à la fin de la tournée précédente. Me noyer dans le travail, c’était ma seule manière de guérir, ou au moins d’oublier. J’avais besoin de ça, je savais exactement quels sujets j’allais aborder. C’est probablement l’album le plus dur à chanter en termes d’émotion, mais c’est l’album qui s’est fait le plus facilement, de manière fluide.

Vous avez collaboré avec des artistes comme Youssoupha, Emma Peters, Lezyman. Comment choisissez-vous vos collaborations ? 

Aujourd’hui, ça ne marche qu’à l’humain en fait. Tous les artistes que vous avez cités sont des amis. Youssoupha, on est très proches. Lezy, on est aussi très très proches, on se voit quasiment deux ou trois fois par semaine. Ce sont des gens qui sont dans mon quotidien tous les jours. Sans compter que ce sont des artistes qui méritent extrêmement.

Quelles sont vos influences en termes de rap ou même musicales au sens plus large ? 

J’ai grandi avec beaucoup de musique à la maison. Ma mère écoutait beaucoup de chansons françaises, et ma grand-mère écoutait des chansons orientales. Pour le rap, mon grand frère m’a fait écouter IAM très jeune. Quand j’ai commencé à avoir mes propres goûts, je me suis beaucoup tourné vers le rap parisien , notamment Kery James, Medhi, Youssoupha et Ärsenik. C’est le rap à texte qui m’a toujours touché. Je crois qu’on entre par la musique et on reste grâce aux paroles.

Vous avez fait une mini-série qui s’appelle Si j’avais arrêté le rap. Qu’est-ce qui vous a donné envie de la créer ? 

Je suis très fan du cinéma. Et c’est un moment que j’ai vraiment vécu. Il y a un moment où je voulais vraiment arrêter la musique. Quand j’ai repris, c’est là que ça a commencé à marcher. Je me suis dit : qu’est-ce qui se serait passé si j’avais vraiment arrêté ? Cela s’inspire du film Pile et face avec Gwyneth Paltrow. Ce film raconte les deux versions de la vie d’une femme quand elle loupe son train et quand elle ne le rate pas et comment ce petit détail change l’intégralité d’une vie. J’ai essayé de raconter ça avec humour, car j’ai la chance d’avoir plein de potes humoristes. Mes textes sont assez tristes, donc je voulais montrer aussi cette partie de moi au public.

Une tournée est-elle prévue pour présenter votre album ? 

Je démarre début novembre. Je finis le 23 janvier 2026 à La Cigale. Cet album, je l’ai aussi beaucoup pensé pour la scène. Beaucoup de dates sont déjà complètes. J’ai hâte, c’est un moment que j’attends avec impatience.

SOURCES

Kemmler sera en tournée à partir du 9 novembre à Toulouse, à Nantes le 29 novembre et finira par un concert à la Cigale à Paris le 23 janvier 2026.

Instagram :  @ke2mler

Site officiel : https://linktr.ee/kemmler

Interview @elisahumann 

Photos @Florian Ruspini @tomhgn_ @Adam Khettal @Elias Khettal